La carlingue

Et cela commence toujours de la même façon : il ne distingue rien en dehors des ombres portées de l'image rétinienne des pales du ventilateur qui finissent, curieusement, par former les hélices d'un avion. Voyance gratuite
Il vient juste d'atterrir, sur un sol dur, poussiéreux, fait de sable à moins que ce ne soit de la terre rouge ou jaune, une sorte de limon ou de latérite.
Bob ne sait jamais.
Quand il s'extrait de la carlingue, son gros sac à l'épaule, son chapeau à larges bords crasseux et élimés, relevé sur la nuque, son inénarrable trench-coat sur le bras, il reçoit une énorme bouffée de chaleur au visage et doit chercher dans la poche de sa chemise une paire de Ray-Ban qu'il chausse immédiatement.
Dans ces moments-là, il ne sait jamais où il va débarquer, où cet avion l'a amené.
Puis, petit à petit, une sensation de chaleur, un goût de poussière, une odeur de pluie tropicale précisent les images qui deviennent plus claires, plus nettes et lui font se souvenir où il vient d'atterrir.
Cette fois-là, ce n'est pas très loin de l'orée d'une forêt bordée de bambous, au milieu de rizières.



Article ajouté le 2009-06-29 , consulté 9 fois

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